EN AVRIL
Exposition collective avec : Stéphane Arcas, Fabien Boitard, Clémentine Taupin & Caroline Vicquenault.
« L'exposition collective That's Oil Folks! - qui réunit à La Station quatre artistes contemporain.e.s - Stéphane Arcas, Fabien Boitard, Clémentine Taupin et Caroline Vicquenault - se propose comme un deuxième volet de l'exposition Back to the peinture réalisée en 2017 et réunissant les artistes Dominique Figarella, Yann Gerstberger, Tom Giampieri, Virginie Hervieu-Monnet, Adrien Vescovi et We Are The Painters.
Ces projets, n'ayant pas la prétention d'être exhaustifs, tentent de montrer les questionnements actuels et les influences historiques de la peinture contemporaine.
Ce médium, dont l'agonie est régulièrement annoncée, ne cesse de résister et ne se résout pas à devenir une figure du passé, au contraire, elle entend juste à continuer de devenir. Elle s'accroche au présent et se laisse saisir et malaxer par une succession de nouvelles générations depuis au moins les 3 dernières décennies qui nous intéressent ici.
Il est remarquable d'observer comment les artistes contemporain.e.s s'approprient et ré-interprètent les techniques et les styles du passé avec les outils les plus actuels à leur disposition dans un mash-up qui peut être per?u comme une forme de dialogue entre l'histoire et les occurrences contemporaines.
Les questions du « quoi peindre aujourd'hui » ou l'inénarrable « tout a déjà été fait » s'évacuent au profit d'un appétit rageur de s'approprier le monde qui nous entoure et la Peinture dans tous ses courants, ses styles, ses dogmes, son histoire pour éclater le tout en une multitude de singularités, d'inventivités, d'hybridations où les notions formelles du médium deviennent le message ou en tous les cas une de ses émanations du sens.
Ces déplacements ontologiques, tels des mouvements tectoniques, que nous pouvons sentir autour de ces quatre artistes réunis à La Station, figurent avec justesse cette fraîcheur dans la recherche narrative épaulée par une richesse formelle hétérogène voire iconoclaste - tout au moins audacieuse - qui confère à l'espace pictural propre à la peinture un espace supplémentaire de liberté quasi infini et réjouissant.
Réjouissons-nous Folks!«
Cédric Teisseire, 2025
La Station a pour principal objectif de soutenir et de diffuser la vie culturelle et artistique contemporaine à Nice par tous les moyens et dans toutes les formes que celle-ci revêt. De montrer ce qui se fait dans cette ville en art contemporain, et attirer d’ailleurs, de France et d’Europe, des pratiques très contemporaines de l’art. Elle a pour but notamment d’aider les artistes et de participer au développement, à la promotion et à la diffusion de leurs activités. Art Contemporain et résidence d'artiste à Nice
RESPECT CGU
EN ATTENDANT Info :
Chacun sait ce que les lieux font de lui. Notre autobiographie environnementale nous renseigne sur notre géographie affective, nombreux sont les écrivains qui en témoignent. Si l’amour des lieux est un sentiment exigeant, il nous récompense de notre attention envers nos demeures et leurs paysages en nous ménageant pour autant que nous les ménageons. Aussi, ressentons-nous cruellement les lieux méchants, les maisons revêches, les quartiers indifférents, les architectures anxiogènes. Ces manifestations de topophobie provoquent un malaise, une spatiophagie, une schizotopie, une agoraphobie, un mal-être lié au lieu qui ne nous rejette... Au contraire, une maison ou un lieu d’une grande hospitalité nous réconforte, nous stabilise, nous enchante. Cela n’a pas échappé à Gaston Bachelard pour qui une habitation n’est pas un simple « corps de logis » mais un « corps de songes ». Il en va du bonheur de chacun. De sa capacité à inscrire son existence dans des territorialités et des temporalités aimables...
Tout être humain réclame un habitat et un territoire comme n’importe quel être vivant, ainsi convient-il sûrement d’élargir notre lieu de vie à la biorégion en attente de son éclosion...