Les collections du MAMAC prennent leurs quartiers dans les appartements du Palais Lascaris, avec des dessins, des photographies, des vidéos, des sculptures et en point d’orgue une invitation faite à l’artiste Laurence Aëgerter autour d’une commande spécifique.
L’intérêt de Laurence Aëgerter pour les Arts & Crafts et pour les espaces patrimoniaux, ont rendu évidente cette invitation. Plusieurs œuvres oniriques et grandioses ont été conçues spécialement par l’artiste pour ce projet, en collaboration avec des artisans d’art : ébéniste, fondeur, verrier, tapissier… Réalisée par l’équipe du Centre du Verre Contemporain à Biot sous la direction de l’artiste, une échelle en verre d’un blanc laiteux phosphorescent se dresse devant le lit de la chambre d’apparat du palais.
Alors que ses pieds se changent en racines et s’ancrent dans le sol, l’échelle conduit tout droit au ciel de lit. Le Songe d’Ovide (en référence au livre antique des Métamorphoses du poète latin Ovide) ouvre un passage vers un ailleurs.
La métamorphose de l’échelle en arbre dialogue avec le plafond peint représentant Apollon et Daphné transformée en laurier.
Temps forts | Vendredi 4 avril :
18h00 : visite sensible de l’exposition « L’ombre, le reflet, l’écho ».
19h00 : lecture de Clément Rosset avec les étudiant.e.s du DU ProPhilia et S. Ferrando, sous la coordination de O. Breaud-Holland.
RESPECT CGU
EN ATTENDANT INFO :
Affreux, sale et méchant. N’est-ce pas finalement la définition d’un bon roman ?
La Condition Artificielle (à paraître le 20 mars) imagine un Patrick Bateman 2.0. Fini le corps sculpté et les costumes ajustés du psychopathe roi des yuppies d’American Psycho. À l’heure d’Elon Musk, le monstre est un détraqué de la tech, un virtuose de l’IA qui a créé un programme capable de changer de monde. Mais notre génie est avant tout un gros pervers et décide de se servir de son invention pour coucher avec une femme dont le corps l’obsède. Cynique, scabreux et dérangeant.
Nage libre ressemble à un épisode de Bartleby à la piscine. Un dimanche de novembre, Kathleen, mère au foyer docile et incarnation de la middle-class américaine des années 50, décide d’aller piquer une tête et refuse catégoriquement de sortir de l’eau au grand dam de son mari, impuissant. Le portrait d’une femme qui a choisi le nihilisme et l’absurde pour venger ses rêves sacrifiés.
Je suis Fan (à paraître début avril), narre la descente aux enfers d’une jeune femme dont l’existence est régie par deux obsessions. Une pour l’homme avec qui elle rêve de partager sa vie, un artiste en vogue qu’elle adule ; une autre pour celle qui entretient une relation avec lui, sorte d’influenceuse aussi futile que fortunée. À travers les écrans, dans les entrailles des réseaux sociaux, elle scrolle et scrute frénétiquement, espérant une ouverture. Un monument de malaise et de cruauté.