Racca Vammerisse Immarcescibilis, 2020-2023
Modelage, faïence chamottée noire et blanche, oxydes métalliques
70 x 80 cm
© Photo Yannick Cosso
Jean-Philippe Racca Vammerisse est l’invité du musée des Beaux-Arts de Nice dans le cadre de la Biennale des Arts et des Océans
Avec une iconographie largement puisée dans les mystères des fonds marins, l’artiste déploie des séries de pièces en céramique empreintes d’une étrange beauté. Ses créations polymorphes qui intègrent perles, coquillages, tentacules ou autres pinces et coraux évoquent à la fois les « rustiques figulines » de Bernard Palissy à la Renaissance et la céramique ornementale de Vallauris au XIXe siècle.
Ces sculptures constituent de précieux et inquiétants biotopes, oscillant entre formes familières et créatures imaginaires. À l’assaut des collections du musée des Beaux-Arts, ces pièces investissent les espaces du palais : monumentalité et sensualité résonnent avec les collections anciennes et rejouent avec théâtralité le faste originel de la villa Belle-Epoque qui abrite le musée. L’exposition crée ainsi un récit singulier, où le passé historique et la contemporanéité de l’art céramique s’entrelacent pour éclairer les collections sous des angles insolites et facétieux tout en sublimant la grandeur intemporelle et l’éclectisme luxuriant des lieux.
Formé à l’École Supérieure d’Arts Plastiques, le Pavillon Bosio à Monaco, Racca Vammerisse travaille aujourd’hui entre Nice et les Ateliers du Logoscope, laboratoire de recherche et de création en Principauté de Monaco/Beausoleil, dont il est membre actif. Depuis 2010, il construit un univers artistique qui mêle sculptures en céramique et poésie visuelle. Ses œuvres ont été présentées dans des lieux prestigieux tels que le musée de Valence, la Biennale internationale de Céramique de Vallauris (2016 et 2024), le musée de la Piscine de Roubaix (2017), le Nouveau Musée National de Monaco (2020) ou encore le musée des Beaux-Arts de Lyon (2021).
Engagé dans le monde de l’art contemporain, il est représenté par la galerie Espace à Vendre, qui accompagne sa démarche singulière. Chaque exposition témoigne de sa capacité à créer des œuvres intemporelles où la céramique se fait langage, sublimant la matière pour évoquer des récits tantôt merveilleux, tantôt inquiétants, mais toujours intensément narratifs.
RESPECT CGU
EN ATTENDANT INFO :
Avec une iconographie largement puisée dans les mystères des fonds marins, cet artiste régional de l’étape – sculpteur niçois, diplômé du Pavillon Bosio et qui a fait ses armes à Paris – déploie des séries de pièces en céramique empreintes d’une étrange beauté.
Ses créations polymorphes qui intègrent perles, coquillages, tentacules ou autres pinces et coraux évoquent à la fois les « rustiques figulines » de Bernard Palissy à la Renaissance et la céramique ornementale de Vallauris au XIXe siècle.
Ces sculptures constituent de précieux et inquiétants biotopes, oscillant entre formes familières et créatures imaginaires.
« Ces figures démoniaques endormies mises au rebut de la normalité sont-elles repoussantes ou fascinantes ? J’aime à questionner le rapport sensible du visiteur en plaçant mes masques dans une scénographie impliquant de les regarder de plus près »
Racca Vammerisse
À l’assaut des collections du musée des Beaux-Arts, ces pièces investissent les espaces du palais : monumentalité et sensualité résonnent avec les collections anciennes et rejouent avec théâtralité le faste originel de la villa Belle-Époque qui abrite le musée.
« le dialogue entre les pièces spectaculaires de Racca Vammerisse et les nôtres, apportera un éclairage particulièrement original sur la collection, tout comme il fera renaître dans le palais un certain « esprit des lieux », le tout sous les auspices bienveillants de l’Océan et de ses créatures ».
Johanne Lindskog, conservatrice du patrimoine, directrice du musée des Beaux-Arts
L’exposition crée ainsi un récit singulier, où le passé historique et la contemporanéité de l’art céramique s’entrelacent pour éclairer les collections sous des angles insolites et facétieux tout en sublimant la grandeur intemporelle et l’éclectisme luxuriant des lieux.